No time - piano improvisation - bernard tonelle

La musique a durci les morts, en cœur. Encore.

mELTING xX

La musique a durci les morts…

"Allez tailler ailleurs, Cécile !"

170 plays

Songs for people without ears #1

Bernard Tonelle

Piano improvisation

200 plays

Quatre improvisations au piano, quatre thèmes.

Naissance et résolution d’une crise,

L’origine du monde,

Les danses Polovtsiennes,

Over the rainbow.

Poésie augmentée, lecture, écoute, “tic tac”, prononciation et blop, blop, et ben et puis tchak ! je n’prononce pas pareil ! je pense que j’suis perdu ! Quelle manière de voir ce texte, oh putain d’piaf, revois tout ! renseigne-toi ! ivrogne ! Tu bouffes un “e” sur deux ! Et ben je m’en fous, c’est comme ça. Puis tu lis, parle, baise, et tais-toi. C’est comme ça que j’le sens, fais autre chose, pars et saigne. Amant, s’en va-t’en lettres…

Oiseau tranquille au vol inverse oiseau
Qui nidifie en l’air
A la limite où notre sol brille déjà
Baisse ta deuxième paupière la terre t’éblouit
Quand tu lèves la tête

Et moi aussi de près je suis sombre et terne
Une brume qui vient d’obscurcir les lanternes
Une main qui tout à coup se pose devant les yeux
Une voûte entre vous et toutes les lumières
Et je m’éloignerai m’illuminant au milieu d’ombres

Et d’alignements d’yeux des astres bien-aimés

Oiseau tranquille au vol inverse oiseau
Qui nidifie en l’air
A la limite où brille déjà ma mémoire
Baisse ta deuxième paupière
Ni à cause du soleil ni à cause de la terre
Mais pour ce feu oblong dont l’intensité ira s’augmentant
Au point qu’il deviendra un jour l’unique lumière

Un jour
Un jour je m’attendais moi-même
Je me disais Guillaume il est temps que tu viennes
Pour que je sache enfin celui-là que je suis
Moi qui connais les autres
Je les connais par les cinq sens et quelques autres
Il me suffit de voir leur pieds pour pouvoir refaire ces gens à milliers
De voir leurs pieds paniques un seul de leurs cheveux
De voir leur langue quand il me plaît de faire le médecin
Ou leurs enfants quand il me plaît de faire le prophète
Les vaisseaux des armateurs la plume de mes confrères
La monnaie des aveugles les mains des muets
Ou bien encore à cause du vocabulaire et non de l’écriture
Une lettre écrite par ceux qui ont plus de vingt ans
Il me suffit de sentir l’odeur de leurs églises
L’odeur des fleuves dans leurs villes
Le parfum des fleurs dans les jardins publics
O Corneille Agrippa l’odeur d’un petit chien m’eût suffi
Pour décrire exactement tes concitoyens de Cologne
Leurs rois-mages et la ribambelle ursuline
Qui t’inspirait l’erreur touchant toutes les femmes
Il me suffit de goûter la saveur de laurier qu’on cultive pour que j’aime ou que je bafoue
Et de toucher les vêtements
Pour ne pas douter si l’on est frileux ou non
O gens que je connais
Il me suffit d’entendre le bruit de leurs pas
Pour pouvoir indiquer à jamais la direction qu’ils ont prise
Il me suffit de tous ceux-là pour me croire le droit
De ressusciter les autres
Un jour je m’attendais moi-même
Je me disais Guillaume il est temps que tu viennes
Et d’un lyrique pas s’avançaient ceux que j’aime
Parmi lesquels je n’étais pas
Les géants couverts d’algues passaient dans leurs villes
Sous-marines où les tours seules étaient des îles
Et cette mer avec les clartés de ses profondeurs
Coulait sang de mes veines et fait battre mon coeur
Puis sur cette terre il venait mille peuplades blanches
Dont chaque homme tenait une rose à la main
Et le langage qu’ils inventaient en chemin
Je l’appris de leur bouche et je le parle encore
Le cortège passait et j’y cherchais mon corps
Tous ceux qui survenaient et n’étaient pas moi-même
Amenaient un à un les morceaux de moi-même
On me bâtit peu à peu comme on élève une tour
Les peuples s’entassaient et je parus moi-même
Qu’ont formé tous les corps et les choses humaines

Temps passés Trépassés Les dieux qui me formâtes
Je ne vis que passant ainsi que vous passâtes
Et détournant mes yeux de ce vide avenir
En moi-même je vois tout le passé grandir

Rien n’est mort que ce qui n’existe pas encore
Près du passé luisant demain est incolore
Il est informe aussi près de ce qui parfait
Présente tout ensemble et l’effort et l’effet

rien on n’a plus qu’une seule note et qu’un seul rythme pas de silence qu’allons nous faire la mélodie peut-elle être générée par l’amplitude la rythmique aussi l’émotion par les lents changements du tempo c’est pire que minimal mais c’est humain et pourquoi pas j’aime ça pourquoi je ne sais pas où sont les points que veux tu rire à temps perdu que veux tu rire  refaisons ça

111 plays

Arielle Arielle, été en plein soleil.

T’es rustre comme une croix sur un pauvre tapis…

C’est quoi un discobole ?

361 plays

qu’importe à l’exilé que les couleurs soient fausses

cette émeraude éteinte et ce renard d’argent


109 plays

”- étends-toi entre nous deux.

- écarte les jambes.

- ôte tes mains.”

139 plays

"Phil’ le taxi" : piano, Bernard Tonelle.

122 plays

"Morning Plus Cap Off" : piano improvisation.

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